
Vous pouvez utiliser les
IAG comme outil de vérification et d’ajustement pédagogique de votre propre
cours, en les mobilisant pour tester sa compréhensibilité réelle du point de
vue étudiant. Concrètement, l’IAG permet de rejouer plusieurs lectures
possibles d’un même support (polycopié, diaporama, consignes de devoir), en
identifiant les implicites, les enchaînements peu clairs ou le lexique
inutilement opaque. En demandant à l’IAG de reformuler un extrait « comme le
comprendrait un étudiant de telle année », vous obtenez un retour immédiat sur
la lisibilité pédagogique de votre cours. Cela peut aussi vous permettre de
créer un glossaire, par exemple en demandant aux IAG de repérer les concepts ou
notions qui ne sont pas expliquées ailleurs dans le cours.
Cette reformulation ne vise
pas à remplacer la voix de l’enseignant, mais à l’aider à
clarifier les
intentions d’apprentissage, hiérarchiser les idées et expliciter les
transitions, tout en conservant la rigueur conceptuelle. Utilisée ainsi, l’IAG
fonctionne comme un lecteur naïf simulé, qui soutient un travail réflexif sur
l’enseignement et contribue à réduire les malentendus avant même que les
étudiants n’y soient confrontés.
De plus, vous pouvez utiliser ce moyen pour
réadapter votre cours à des niveaux différents, par exemple utiliser un cours à destination d'étudiants en master et le reformuler pour l'adapter à des étudiants de L3, mais également
vérifier qu'il est adapté à des étudiants dont la langue d'enseignement n'est pas la langue maternelle (soit des étudiants étrangers, soit un cours donné en anglais à des étudiants français).
Ici on va donner à l'IAG un rôle d'ensiegnant et d'expert en pédagogie, pour éviter qu'elle adopte un registre de vulgarisation excessive. On précise à nouveau le contexte du cours pour cadrer l'IAG et pour renseigner le niveau des étudiants à qui va s'adresser le cours : "Tu es un enseignant universitaire expérimenté en pédagogie de
l’enseignement supérieur. Voici un extrait de cours destiné à des
étudiants de licence 3 en Histoire."
Ensuite on demande ce que l'on attend de l'IAG, ici donc une reformulation du cours, mais en précisant qu'on ne cherche ni une simplification, ni une modification du cours, on veut juste s'assurer qu'il est adapté au niveau des étudiants. Ces contraintes protègent l’intégrité académique du cours, et elles empêchent l’IAG de transformer un travail de clarification en appauvrissement conceptuel ou en enrichissement non maîtrisé : "Reformule ce texte pour le rendre plus clair et plus compréhensible
pour ces étudiants, sans simplifier les concepts, sans en ajouter de
nouveaux, et en conservant la rigueur disciplinaire."
Enfin, on va demander spécifiquement à l'IAG le but (et donc le type) de la reformulation. D'abord on recherche les prérequis supposés, c'est à dire qu'on veut repérer ce que l’enseignant, expert,
ne voit plus : les évidences implicites qui constituent souvent les véritables obstacles à la compréhension étudiante. Ensuite on veut vérifier que la cohérence entre les différentes parties du cours est compréhensible, et que la logique structurelle du cours est adaptée. Enfin, on peut demander aux IAG de repérer les notions de vocabulaires ou de notions qui ne sont pas clarifiées, soit par
définition simple, soit par explication dans le contexte. "
Ta reformulation doit : expliciter les implicites et les prérequis supposés, améliorer la progression logique entre les idées, clarifier le vocabulaire lorsque cela est nécessaire."