Vous pouvez utiliser les IAG pour vous aider à faire un état de l’art de la recherche pour créer une bibliographie cohérente avec vos objectifs pédagogiques, et leur faire générer des résumés facilement accessibles de documentations scientifiques. 


Attention, les IAG sont réputées pour avoir une forte propension à halluciner des résultats lors de la génération de bibliographie (soit en inventant complétement un ouvrage ou un article, soit en se trompant dans le titre, l'auteur ou la référence), ou bien de renvoyer vers des liens internets sans rapports ou inexploitables (liens vers des articles payants ou vers des publicités pour des magazines).

Il faut donc vérifier soigneusement les références données avant de les partager, et il existe là encore des techniques de prompt pour tenter d'éviter les erreurs. 



  • Identité et Contexte 

Il faut commencer par donner un rôle à l’outil, tout en étant assez précis sur le thème de la recherche : « Tu es un professeur d’histoire et expert en bibliographie académique. Crée-moi une bibliographie ciblée sur la Révolution industrielle en Europe (XVIIIe‑XIXe siècles), destinée à des étudiants de L3, avec un focus sur les transformations économiques, sociales, technologiques et les débats historiographiques.»

  • Types de sources

En fonction de votre besoin et des ressources des étudiants (accès à une bibliothèque universitaire spécialisée dans le domaine par exemple), vous allez devoir préciser ce que vous cherchez (livres, articles scientifiques en accès libre, langue(s) des supports, liens web, podcasts, vidéos, …etc.), ainsi que le nombre d’occurrences que vous voulez récupérer : « Je souhaite 5 livres en français ou en anglais (synthèses ou monographies spécialisées), 5 articles scientifiques en français ou en anglais publiés dans des revues académiques reconnues en accès libre et 5 liens web académiques ou institutionnels offrant des informations validées. »

  • Période de publication et angle d’approche

Si vous souhaitez par exemple que vos étudiants ne travaillent que sur des sources bibliographiques récentes, vous pouvez préciser dans le prompt une date au-delà de laquelle il ne faut pas aller. De plus, vous pouvez aussi préciser plus finement l’angle d’approche, par exemple pour un cours spécifique du programme : « Je cherche en priorité des références dont la première publication a eu lieu après 2010, et qui portent principalement sur l’industrialisation britannique et ses conséquences sociales et économiques. »

  • Critères de sélection

Vous pouvez également ajouter des critères pour réduire encore le choix et optimiser la bibliographie qui va être générée, par exemple en limitant les ouvrages à certaines maisons d’édition ou en obligeant à chercher des articles écrits par des universitaires : « Priorise les contenus publiés par des universitaires reconnus dans le domaine. »

  • Vérification de l’existence et sources

Vous devez obliger l’IAG à vérifier l’existence des ouvrages qu’elle va générer, et également à vous fournir des liens vers ces ressources : « Vérifie obligatoirement l’existence réelle et les références que tu génères, et donne systématiquement un lien d’accès soit vers la ressource en elle-même, soit vers le site de l’éditeur de l’ouvrage si c’est un livre. »

  • Objectif

Vous pouvez, si c’est nécessaire, préciser l’objectif de cette bibliographie, afin de restreindre au maximum la liste à des ouvrages qui seront utiles aux étudiants : « Assure-toi que les références soient pertinentes pour un cours de L3, favorisent la compréhension des transformations économiques et sociales, intègrent des points de vue historiographiques variés, et permettent aux étudiants de mobiliser des sources fiables pour analyse critique et argumentation. Explique pour chaque référence pourquoi tu l’as choisie. »

  • Format 

Enfin, vous pouvez, si vous le souhaitez, demander un format de sortie particulier (classement par type, par thème, par ordre de priorité, etc.) : « Classe les références par type, donne toutes les références en suivant la norme APA avec : auteur(s), année, titre, éditeur ou revue, volume/numéro/pages pour les articles. »


Même en prenant toutes ces précautions et en orientant la recherche au maximum, on peut voir dans l'exemple que la bibliographie est inexploitable en partie en l'état, les liens web notamment sont presque tous inutiles : soit ils renvoient vers un texte déjà cité plus haut, soit ils renvoient vers des pages inexistantes, soit vers des pages sans réel intérêt pour le sujet traité. 


Les étudiants n’ayant pas forcément le temps de lire tous les ouvrages ou tous les articles que vous leur proposez, vous pouvez, en complément d’une bibliographie, leur proposer des résumés et des synthèses pour tout ou partie d’entre eux. L’objectif peut être double : soit il peut simplement donner envie à l’étudiant d’aller lire la source complète, soit il permet à l’étudiant d’avoir une vision globale des points importants sans avoir à lire lui-même la référence en entier.

Si cela peut vous paraître un peu « de la triche » (vous les avez bien lus, vous, ces articles), il faut savoir qu’une grande partie des étudiants fera ce résumé lui-même si vous ne lui proposez pas. En réalisant la synthèse vous-même via un outil d’IAG, vous pouvez vous assurer que les notions essentielles sont bien apparentes et que l’essence du propos est respectée dans le résumé. Une précaution néanmoins : vérifiez bien que l’article ou l’ouvrage que vous faites résumer par une IAG est accessible en ligne, ne donnez pas des articles « privés » aux IAG.


  • Identité et Contexte

Il faut en premier lieu donner un rôle de spécialiste à l’IAG, et redonner du contexte pour que le résultat généré s’adapte à la situation : « Tu es un spécialiste de lecture critique d’articles scientifiques. Résume le texte suivant pour qu’il soit compréhensible et adapté à des étudiants de Licence 3 en Histoire ».

  • Rappel des limites

Il faut obliger l’IAG à se baser uniquement sur le texte que l’on veut résumer, sans utiliser de sources extérieures (afin de ne pas polluer le résumé) : « Base-toi exclusivement sur le texte fourni et n’ajoute aucune information extérieure, même si elle te semble évidente. »

  • Éléments obligatoires à extraire

Pour orienter la façon dont le résumé va être généré, vous pouvez obliger l’IAG à faire apparaître certaines informations essentielles du texte original (questions principale, méthodologie, limites, résultats, données utilisées, …etc.) : « Je veux un résumé analytique contenant obligatoirement : l’objectif de l’article, l’arrière-plan conceptuel, la méthodologie utilisée (type de données, période, outils), les résultats principaux, les limites de l’étude identifiées par les auteurs, la contribution générale de l’article au champ de recherche. »

  • Analyse rapide 

En complément, vous pouvez également demander à l’IAG de générer une première analyse, notamment en lui demandant d’expliciter ce qu’elle n’a pas trouvé dans le texte : « Indique explicitement ce que l’article ne précise pas ou ce qui reste ambigu dans le texte fourni. »

  • Format de sortie

Enfin, vous devez préciser quel type de format vous voulez pour votre résumé (nombre de mots, 5 points essentiels, liste rapide, type de rédaction, …) : « Présente le résumé sous la forme d’un texte clair et structuré de 350-400 mots maximum, sans liste à puces et sans emojis, en paraphrasant le texte original sans citation. »