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Interview avec ABAKAR AHMAT JABOUR

Informations sur l'interviewé

Nom et Prénom : ABAKAR AHMAT JABOUR

Institution : Université des Sciences et de Technologie d'Ati (USTA)

Fonction : VICE DOYEN de la Faculté des Sciences Agroalimentaires et Agropastorales (FASAPA)

Ville : ATI, Tchad

Type d'Établissement : Public

Rôle de l'interviewé : Diagnostiquer les réalités du terrain, l'accompagnement direct des étudiants et le suivi des anciens

Intervieweur : DJIKOLMBAYE DJIBÉ (Osée), Consultant, Expert en Orientation et Insertion Professionnelle

C'est ce que vous avez écrit là, c'est pour récupérer les fiches d'assaut que j'ai réutilisé.

C'est ça. Et à l'autre, la deuxième page de ça, non ? La deuxième page ?

Oui, la deuxième page.

Ça, c'est la deuxième page. Je n'ai pas fini avec le questionnaire là.

Là déjà ?

C'est ça. N'imaginez pas encore.

D'accord.

On va faire directement un repas connu. Directement à l'oral. Et compléter.

Vous avez dit bien tout.

Ça va nous faciliter d'aller vite aussi.

Bien, monsieur le doyen. Je vous remercie pour cette opportunité.

Je vous remercie pour cette opportunité.

Pour vous donner des échanges avec vous sur l'ingénierie pédagogique au niveau de l'USTA, Université des sciences et technologies d'Ati.

Je suis mandaté par la RSA de France et le ministère de l'Enseignement supérieur. Nous sommes à la deuxième action de ce projet qui concerne la mise en place, sinon la création de cellules d'aide à l'orientation et à l'insertion dans les établissements. C'est à ce sujet que je voudrais m'entretenir avec vous sur quelques points.

Dans un premier temps, je vais vous demander de faire votre connaissance. Pourriez-vous me décrire votre rôle au sein de la faculté et les aspects des missions qui vous sollicitent le plus actuellement ?

Merci, monsieur. On vous souhaite la bienvenue parmi nous ici à l'USTA. Je vais vous donner le rôle que je dois jouer au sein de la faculté.

Donc, mon rôle consiste à coordonner les activités académiques au sein de la faculté et à assurer le suivi des enseignants, des enseignements, des enseignants permanents ainsi que des vacataires de la faculté.

Dans cette tâche, quelles sont vos priorités ? Qu'est-ce qui est prioritaire dans la tâche que vous venez de décrire ?

Nos priorités pédagogiques pour l'année en cours sont de terminer l'année académique à temps, c'est-à-dire dans les délais prévus par le ministère de l'Enseignement supérieur, et d'assurer les stages des étudiants.

Justement, c'est au travers des stages que la question de personnalisation peut se mesurer. Vous parlez de terminer le programme et d'aller en stage. Je voudrais aussi vous demander votre avis sur l'adéquation entre la formation que vous dispensez et l'emploi des jeunes. Quel regard portez-vous sur le lien entre les programmes de formation actuels et les défis de développement du pays, notamment dans les zones rurales ?

Concernant les programmes, je crois qu'ils visent des objectifs cohérents, clairs et bien définis, répondant aux besoins du milieu et du marché de l'emploi. Sur ce point, nous disposons d'un programme bien défini.

Comme le programme est bien défini, est-ce que le diplôme que vos étudiants reçoivent à l'USTA leur permet de s'insérer localement de manière pratique ? Soit ils créent leur propre activité parce qu'ils ont les compétences nécessaires, soit ils sont recrutés dans des OEDG ou des entreprises locales ?

Bien évidemment. Selon le contexte du programme de formation, une fois leurs études terminées et leur diplôme obtenu, les étudiants peuvent s'intégrer facilement, notamment dans les OEDG ou d'autres institutions, car ils ont reçu des formations adaptées, en particulier dans les domaines de l'agroalimentaire ou de l'agropastoral.

Avez-vous un exemple d'un étudiant ayant terminé ses études et trouvé un emploi, que ce soit localement ou ailleurs ?

Oui, il y en a. Certains sont déjà recrutés dans des OEDG, d'autres dans la fonction publique, notamment au ministère de l'Agriculture et au ministère de l'Élevage. D'autres ont même créé leurs propres entreprises ou fermes.

C'est intéressant de savoir qu'il y en a qui ont créé leurs propres fermes. Ils l'ont fait à Ati ou ailleurs ?

Non, je crois que c'est à Andiamena.

Avez-vous un retour de vos étudiants qui ont pu créer leurs propres fermes ?

Oui, ils nous ont contactés à plusieurs reprises.

Au niveau du risque, voyez-vous votre programme mis à jour au fur et à mesure ?

Le programme est révisé en cas de besoin. Depuis la création des filières, il a été révisé à trois reprises et validé par le ministère lors des ateliers de validation du programme.

Cela signifie que vous révisez régulièrement vos programmes en fonction des besoins ?

En fonction des besoins, oui.

Pour le suivi de vos étudiants, disposez-vous d'un mécanisme qui vous permet de rester en contact avec ceux qui ont déjà terminé leurs études ?

Non, nous n'avons pas de mécanisme spécifique pour suivre les étudiants. Cependant, certains étudiants nous contactent pour nous informer de leur situation actuelle.

D'accord. Mais envisagez-vous de mettre en place quelque chose pour créer un lien durable avec vos étudiants ?

Si nous en avons l'opportunité, je crois qu'il faut le faire. Il est important de suivre nos étudiants. Nous formons des jeunes, ils obtiennent leur diplôme, et nous ne savons même pas ce qu'ils deviennent. Il est essentiel de connaître la finalité de leur parcours.

Merci. Sur le point de la professionnalisation, qui est au cœur de notre approche, quelles analyses faites-vous de la place accordée aux stages et aux interventions des professionnels dans votre cursus actuel ?

Effectivement, des professionnels interviennent dans le cadre de la formation à l'USTA. Ceux qui travaillent dans les ONG locales dispensent des matières et orientent les étudiants vers leurs institutions pour effectuer des stages et acquérir une expérience professionnelle.

Pouvez-vous nous dire un peu l'équilibre entre l'enseignement théorique et l'apprentissage du geste professionnel, comme les gestes techniques du métier ?

Il existe des modules qui abordent ces aspects. Par exemple, la formation en entrepreneuriat, le marketing des produits agricoles ou encore le management agricole. Ces modules permettent de former les étudiants aux compétences pratiques nécessaires.

Pour terminer notre entretien, j'aimerais connaître votre avis sur la proposition d'un parcours associant les études à un projet de création d'entreprise comme modalité de validation du diplôme. Par exemple, un critère selon lequel le diplôme serait validé avec un projet de création d'entreprise.

Je crois que si des propositions comme celle-ci voient le jour, nous les accueillerions avec enthousiasme. Nous les recevrons à bras ouverts, car la formation que nous dispensons vise principalement les marchés de l'emploi. Il est donc nécessaire d'intégrer de telles formations. Par exemple, dans le cadre des modules d'entrepreneuriat, de marketing ou d'agriculture, un étudiant pourrait, dès son parcours, développer un projet de création d'entreprise. Prenons l'exemple d'une unité de transformation de farine enrichie à Ati, où un jeune pourrait résoudre un problème de malnutrition en associant les bonnes ingrédients. Une unité comme celle-ci, installée dans le cadre de ses études, serait déjà une entreprise. Il serait pertinent d'associer directement ce type de projet à la formation.

J'aimerais comprendre l'idée qui soutient cette proposition.

Merci. Je crois que nous allons nous arrêter à ce point de notre entretien pour faire le point sur les positions des différents acteurs et les questions de qualité de la formation.

Merci beaucoup.

Document généré par l'outil MAIA (Médiatisation assistée par IA) de la société ARIAE — ariae.fr
Modifié le: mercredi 13 mai 2026, 18:05