Bonjour, je m'appelle Thierry Koalak, je suis le président fondateur de l'association Aid4Free qui s'écrit ED4FREE, le site étant dans le aid4free.org. Je vais vous faire une petite formation sur le produit phare d'Aid4Free qui est l'Edbox. L'Edbox est un mini-server éducatif offline. Dans un premier temps, je vais vous expliquer ce qu'est un mini-server éducatif offline, ce qui constitue le premier chapitre de cette formation. Je précise parce que cet enregistrement est destiné à être travaillé par UNIRA pour en faire un support de formation. Chapitre 1, c'est quoi un mini-server éducatif offline ? Comme son nom l'indique, c'est un serveur, c'est-à-dire que c'est un système informatique sur lequel des terminaux, des smartphones, des PC peuvent se connecter pour accéder à un service. Par exemple, il y a des sites de vente par correspondance, ce sont des serveurs. Donc là, ça va être un serveur qui va servir à distribuer des contenus éducatifs. Mini, c'est comme son nom l'indique, ça veut dire qu'il est petit. En l'occurrence, il est gros comme une grosse boîte d'allumettes, comme un paquet de cigarettes. Éducatif, c'est simplement son usage, c'est-à-dire que ce mini-server va servir à l'éducation et à la formation en général. Offline, c'est ça qui est important, ça veut dire que ce serveur n'aura pas besoin d'accès à internet. C'est vraiment ça qui est important, c'est-à-dire que les utilisateurs, puisque c'est éducatif, les apprenants, les élèves, vont se connecter à ce serveur directement avec leur smartphone ou leur PC ou leur tablette en wifi, donc gratuitement, sans passer par internet, c'est ça qui est important. Ça va être particulièrement utile pour les pays en développement, où les accès à internet sont parfois pas disponibles en province, ou même en périphérie des grandes villes, et lorsqu'ils sont disponibles, ils sont souvent trop chers, donc pas abordables pour des étudiants. Donc pour résumer, c'est un petit serveur informatique dédié à la distribution de contenu éducatif, destiné à des écoles, des lycées, des universités, notamment en Afrique, puisqu'il y a de fort frit de travail en Afrique, pour rendre accessibles des contenus en Afrique, là où justement, je dirais, ce sera utile, puisque se trouve que dans ces pays en développement, parfois on manque souvent de livres, de manuels scolaires, voire d'enseignants, donc il peut avoir une très forte valeur ajoutée. Voilà pour la présentation du serveur éducatif off-line. Chapitre 2 du cours. Qu'est-ce que c'est ? Je vais commencer par le matériel. Ce debt for free, alors je dis ce debt for free parce qu'on n'est pas les seuls à en faire, évidemment, d'ailleurs on n'a rien inventé, je reconnais. Ce debt for free sont basés sur des cartes maires qui ont été lancées il y a une dizaine d'années, qui s'appellent les Raspberry Pies. Je précise que le Raspberry Pie n'est qu'une carte-mère, souvent il y a un amalgame entre Raspberry et le serveur complet, le Raspberry ce n'est que la carte-mère. C'est un peu comme si on faisait la confusion entre une carte-mère ASUS et un PC HP qui contient une carte-mère ASUS. Donc ils sont basés sur des cartes-mères Raspberry Pie. Je reviens sur le fait qu'il n'y a pas que debt for free qui en fait. Debt for free a été créé il y a 9 ans, à l'époque je travaillais chez Orange. Ce genre de mini-server était distribué par la Fondation Orange. J'ai trouvé ça absolument génial, franchement. Quand je me suis dit qu'est-ce que je pourrais faire un peu utile, peut-être plus utile que ce que je faisais chez Orange d'ailleurs, je me suis dit que je vais diffuser très largement ce type de solution. Il y a beaucoup d'autres associations dans le monde et même des entreprises commerciales qui distribuent ces mini-servers éducatifs off-line. Je reviens sur le matériel. Ils sont basés sur une carte-mère Raspberry Pie. La carte-mère, on la met dans un boîtier. Ça fait un deuxième composant matériel. Carte-mère, boîtier. Ce boîtier, il y a une alimentation électrique. Troisième composant matériel. Cette alimentation a le même standard que pour un smartphone. C'est-à-dire que c'est de l'USB-C. Elle a la différence près qu'elle est plus puissante. Comme c'est un serveur, potentiellement, on va supporter 20 connexions simultanées. Il faut que ça tourne bien. Ce sera précisément un chargeur de smartphone. En général, il fait du 1A sur 5V, ou 1,5A dans les meilleurs cas sur 5V. Sur un Raspberry Pie, il faut du 3A. C'est le troisième composant. Comme je l'ai indiqué en préambule, ce serveur va créer un réseau hotspot Wi-Fi. Le Raspberry Pie inclut déjà un chipset qui permet de créer un hotspot Wi-Fi. Par contre, il n'est pas suffisamment performant. On rajoute un quatrième composant matériel, qui est un dongle Wi-Fi. Il sera plus puissant que le Wi-Fi qui est à l'intérieur du Raspberry Pie, mais on aurait pu s'en passer en dégradant la performance. Pour l'instant, ça fait quatre composants. La carte-mère Raspberry Pie. Le boîtier, l'alimentation et le dongle. Le cinquième et dernier composant, c'est le stockage. En général, sur un serveur, on a un disque dur pour le stockage. Pour l'Edbox, ce n'est pas un disque dur, c'est une carte SD. On met une carte SD de 256 Go, qui est vraiment beaucoup, c'est très confortable. C'est ça qui va constituer le stockage du serveur. Ça, c'était pour les composants matériels. Maintenant, on va dire en chapitre 2.2, je vais vous parler des composants logiciels. Le logiciel, c'est une solution de quelques logiciels qui m'ont paru utiles pour faire le job, comme on dit. Je dis « m'ont paru utiles » parce que, comme dans toutes les bonnes associations qui se respectent, le président fait tout. C'est moi qui ai fait l'Edbox, mais je continue à la faire évoluer. Le logiciel, ce qui est important à savoir, c'est que ce qu'on appelle le système d'exploitation, c'est-à-dire le logiciel de base, c'est exactement le même que sur les très gros serveurs. J'ai dit que le serveur était mini et petit. Par contre, fonctionnellement, il fait 100 % de ce que font les gros serveurs. En l'occurrence, le système d'exploitation, c'est un serveur Linux qu'on va trouver dans 90 % des serveurs du monde entier, au traitement de Microsoft. Plus précisément, j'ai choisi celui qu'on a trouvé historiquement sur Raspberry Pi. C'est une distribution Linux qu'on appelle Debian, et j'en suis à la version Debian 12. Ça, c'est le système d'exploitation. Sur le système d'exploitation, sur ce système d'exploitation, il y a des couches logicielles et les plus importantes qui ne vont pas vous être utiles à vous, mais pour la culture, c'est intéressant de le savoir. On va trouver du PHP, qui est le 1 des langages, on va trouver MySQL à base de données, et on va trouver le serveur HTTP qui s'appelle NGIX. Et comme on a un vrai système Linux, on peut mettre en réalité tous les logiciels qu'on veut. C'est ça qui est important. Si quelqu'un me dit que je veux installer mon logiciel qui tourne sur un langage pas très courant, c'est pas très grave, on sait l'installer. Voilà pour les couches logicielles. Ensuite, les applications qui seront vraiment utiles pour la fonctionnalité. Premièrement, il y a le serveur Moodle. Moodle, c'est ce qu'on appelle un learning management de système. C'est vraiment un environnement logiciel qui a été créé pour faire du e-learning, pour faire des MOOCs, pour faire des choses très très très élaborées. C'est hyper puissant. Sur Letbox, on va utiliser quelques pourcents, peut-être 5% de ce qu'il sait faire, pas plus. J'ai préféré utiliser Moodle à des serveurs web comme WordPress parce que Moodle, il est très très bien structuré. Donc il va permettre de gérer de façon très professionnelle, très très structurée des contenus, tous les contenus que l'on veut. Donc Moodle, il va me servir à gérer l'interface, la page d'accueil, la navigation dans la page d'accueil et à donner accès aux différents contenus. Les contenus, ça pourra être des fichiers PDF bêtement, des vidéos mais aussi des choses beaucoup plus élaborées, des formations scénarisées, etc. Sachant que bien évidemment, puisque c'est Moodle, je sais héberger un MOOC complet sur Letbox, et c'est aussi l'avantage. Donc on a Moodle, il tourne sur PHP. Le deuxième logiciel très important, c'est Nextcloud. Nextcloud, c'est un drive, c'est pareil que Google Drive ou OneDrive, à la différence que c'est un logiciel libre qui tourne également sur PHP et donc qui est installé dans Letbox et qui va être utilisé pour stocker les contenus. J'ai préféré distinguer la présentation des contenus par Moodle du stockage des contenus dans Nextcloud. Je précise que c'est important d'avoir un vrai stockage. Pourquoi ? Parce que quand je vais mettre des vrais MOOCs ou des vraies formations en ligne, ce qu'il faut savoir, c'est qu'en général, quand elles sont sur Internet, les vidéos sont stockées en général sur YouTube ou équivalent. Là, comme on est en offline, on n'aura pas Internet. Donc, on n'a pas YouTube. Il faudra rapatrier dans Letbox tous les contenus qu'on veut présenter, notamment les vidéos, mais aussi les PDF et éventuellement d'autres choses. Et Moodle, au lieu d'aller chercher les vidéos sur YouTube, il ira les chercher dans Nextcloud. Donc, deuxième logiciel, Nextcloud. Troisième logiciel qu'on va trouver dans beaucoup d'autres mini-serveurs éducatifs offline et qui d'ailleurs était celui, le logiciel phare de celui dont j'ai parlé de la Fondation Orange, c'est Kiwix. Kiwix est quelque chose d'absolument génial qui a été fait par des Suisses. Encore bravo à Kiwix. Ils ont rendu très facile le fait d'installer des grosses médiathèques telles que Wikipédia. Ils ont commencé avec Wikipédia, puis Wikibook, puis Wikiniversité. Aujourd'hui, il y a une vingtaine de contenus que l'on peut très facilement installer dans ce qui me concerne dans un environnement Raspberry Pi, mais ça peut s'installer également sur un tas d'autres outils de technologie. Grâce à Kiwix, sur les ZBox, on va avoir Wikipédia, Wikibook et un tas d'autres Wikis en fonction de ce qui nous intéresse. Voilà pour les principaux logiciels, donc Moodle, Nextcloud, Kiwix. Parfois, je mets un quatrième logiciel qui s'appelle Colibri, qui vient de l'association Learning & Quality. C'est un peu l'équivalent de Kiwix, mais pour d'autres contenus. Il permet notamment d'avoir quelque chose qui est très utile pour l'éducation en lycée, qui est la Khan Academy. La Khan Academy tourne sur Colibri, donc je le mets aussi, et quand les gens sont intéressés par Khan Academy, je mets Colibri aussi. Voilà pour la partie logiciel. Je vais maintenant passer au chapitre 3. Comment on l'utilise ? Pour l'utilisation, c'est vraiment très simple, et c'est conçu pour être très simple. C'est un peu d'ailleurs l'ADN de Dead for Free. C'est de faire des choses qui sont à privé comme vachement sophistiquées. Je vous parle de Ledbox, c'est un produit Ledbox, mais pour info, il y a d'autres produits comme Ledphone ou Ledufone, mais en masquant la complexité pour que ce soit très simple d'utilisation, ce qui est le cas de tous les produits LedforFree. Pour Ledbox, c'est hyper simple. Comment on va mettre en route Ledbox ? On va brancher l'alimentation sur le secteur, on va brancher l'autre bout du câble USB-C sur Ledbox, on va appuyer sur le bouton On-Off, donc Power de Ledbox, on attend à peu près deux minutes, je vous ai dit que c'était un serveur Linux, donc les deux minutes, c'est le temps que le serveur Linux démarre. On voit le démarrage du serveur Linux parce que les petites lumières qui sont devant Ledbox, elles s'allument en rouge pour dire que c'est allumé, et la lumière verte clignote pour dire que c'est en train de travailler. Au bout de deux minutes, le démarrage sera terminé. On va voir un réseau wifi qui va apparaître, et depuis son smartphone ou depuis son PC, on verra ce réseau. Il va s'appeler en général headbox.org, qui est le nom wifi par défaut. Je le dis en général parce que parfois, dans certains pays, ils aiment bien avoir non pas un point org, mais un point qui est avec l'extension de leur pays. Par exemple, en Mauritanie, j'ai mis un point MR, et au Tchad, j'avais mis un point TD, mais sinon c'est point org. On se connecte à ce réseau wifi qui s'appelle headbox.org avec son terminal, puis on lance le navigateur, donc Chrome ou Firefox ou Edge, et sur le terminal, on va taper le même... pour que ce soit simple justement, on tape la même chose que le nom du réseau wifi, donc on va taper headbox.org dans la barre de navigation du terminal. Et là, on va aller sur la page d'accueil du serveur qui est sur l'headbox. Je rappelle que ce serveur, en l'occurrence, ce serait la page d'accueil de Moodle, mais peu importe, on fait abstraction de la technique. Je me connecte au réseau wifi headbox.org, dans le navigateur de la barre d'adresse, je tape headbox.org, je me retrouve sur la page d'accueil. Et là, en principe, la page d'accueil est suffisamment claire, elle a été faite pour être claire pour ceux à qui ça s'adresse, et donc on va aller sur les contenus, on va dire, tiens, mathématiques, ou alors Wikipédia, ou alors etc. Voilà pour l'utilisation par un enseignant, donc c'est hyper simple, je fais toutes les formations à l'utilisation de l'headbox, je l'ai fait en ligne, par WhatsApp, plus éventuellement, je dis bien éventuellement, parce que la vidéo n'est même pas toujours indispensable, et la formation dure un quart d'heure. Je leur dis, vous démarrez l'headbox, ok, deux minutes après, c'est fait, vous voyez le réseau wifi, oui, ok, vous vous connectez, d'accord, et vous tapez l'URL et c'est fini. La formation, c'est ça. Maintenant, en chapitre 4 de cette petite formation, je vais quand même vous parler des fonctions d'administration, parce que c'est important. Alors, comme je l'ai dit, sur l'headbox, il y a l'équivalent d'un disque dur sur une carte SD avec des contenus, mais bien évidemment, ce qui va être important, c'est que les contenus évoluent. C'est-à-dire que pendant toute la durée de vie d'utilisation de l'headbox, en plusieurs années, il y a des enseignants qui vont créer des contenus, il y a des partenaires qui vont en amener, et il faut les installer. Pour faire vivre l'headbox, il y a des fonctions d'administration. Alors, comment ça se... Déjà, pour le coup, la formation est un peu plus longue. La formation d'administrateur, en général, c'est deux heures. Comment on fait ? C'est-à-dire qu'on va se connecter à l'headbox comme on l'a vu précédemment. La différence par rapport à l'utilisateur, c'est que l'administrateur, ou le gestionnaire plutôt, va taper un login password, un login et mot de passe, et il va avoir accès à des fonctionnalités. Pour faire quoi ? Pour ajouter des contenus, depuis son PC, il va faire des uploads, il va glisser, déposer un répertoire complet de PDF, des vidéos, il va les ajouter à l'headbox, de sorte à ce qu'ensuite, les utilisateurs qui vont aller sur l'headbox les verront. Ce sont des fonctions auxquelles accès l'administrateur. Il peut également changer l'arborescence, puisqu'il va dire qu'on a créé une filière informatique qui n'existait pas avant, je vais créer un répertoire informatique et je fais un drag-and-drop, un glisser, déposer, de tous mes fichiers PDF et vidéos, etc. Il y a la notion d'administrateur qui vient s'ajouter. C'est préférable qu'il y ait un administrateur pour une headbox, c'est-à-dire quelqu'un qui soit capable d'ajouter des contenus. Ce n'est pas indispensable. Ce que je dis régulièrement pendant les formations, c'est que j'ai plus de 60 ans, et quand j'étais adolescent, c'était l'année 70-80, les parents investissaient dans une bibliothèque papier, soit c'était un gros livre, soit 10 livres, etc. Et les livres, on ne les mettait pas à jour tous les ans. Ce n'est pas comme ça que ça marchait. Éventuellement, on rachetait un volume au bout de 3-4 ans. Avec l'internet, on a pris l'habitude de mettre à jour les contenus, mais en réalité, ce n'est pas indispensable. Headbox, c'est une médiathèque, c'est une grosse bibliothèque numérique, et si elle n'est pas mise à jour pendant 2-3 ans, ce n'est pas dramatique pour autant. L'alternative à la mise à jour, comme je l'ai indiqué par un gestionnaire, qui va mettre à jour ses fichiers, c'est de dire, comme je ne l'aurais fait qu'une bibliothèque, avec une bibliothèque papier, je mets à jour le stockage. Je vous ai indiqué que le stockage, ce n'était pas un disque dur, c'était une carte SD. Ce que l'on peut faire au bout d'un an ou deux, c'est dire, renvoyez-moi votre carte SD, je vais réécrire dessus la toute dernière version de l'Headbox, qui va inclure tous les contenus. Et ça, franchement, je pense que c'est une bonne solution lorsqu'on n'a pas des gens capables de... qui n'ont pas la compétence un peu technique, ce n'est pas très technique, mais quand même, il faut avoir l'habitude, lorsqu'on n'a pas des profils qui seraient capables de le faire eux-mêmes un par un. Donc, simplement, on leur dit, tous les ans, soit on passe les voir dans le lycée, on prend leur carte SD et on écrit, avec un PC, on écrit la nouvelle configuration, ça prend une heure de plus, je sors la carte SD de l'Headbox, je la mets dans un lecteur de carte SD que je branche sur mon PC, là, je clique sur mise à jour, une heure après, c'est fait, je la remets dans l'Headbox et toutes les nouveautés sont dans l'Headbox. Voilà pour la partie administration. Merci d'avoir écouté et lu ce cours, puisque je crois que mon ami Claude.ai va me faire une version PDF et une version HTML, et on va faire une version podcast, et j'ai hâte de voir le résultat. À bientôt.