L’adénite équine est une maladie infectieuse, contagieuse des équins, caractérisée par
l’inflammation catarrhale et purulente des muqueuses des voies respiratoires supérieurs et du
pharynx ainsi que par l’inflammation purulente des ganglions lymphatiques. La maladie a une
durée 3-5 jours. La morbidité et la mortalité dues à cette maladie sont respectivement de 70-
90% et 1-7%.
I. Agent pathogène
L’agent pathogène de l’adénite équine est streptococcus equi, gram positif et non sporulé.
II. Epidémiologie
Animaux sensibles : les chevaux, les ânes, les mulets dès l’âge de 6 mois jusqu’à 5 ans. Les
poulains sevrés sont les plus vulnérables à l’adénite équine.
Sources de l’agent pathogène : les animaux malades et les porteurs sains.
Transmission de l’agent pathogène : le streptocoque se transmet par la voie respiratoire.
Facteurs favorisants : la baisse de la résistance de l’organisme, la mauvaise alimentation et le
sevrage.
III.Symptômes
La période d’incubation est de 1 à 15 jours. La maladie commence par une hyperthermie et
par l’abattement de l’animal. Les muqueuses nasales, celles du pharynx et la conjonctive sont
congestionnées. L’animal éprouve des difficultés à avaler les aliments. Le poulain étire
souvent son cou. Les ganglions lymphatiques sous maxillaires sont hypertrophiés, douloureux
et chauds. Ils augmentent rapidement de taille et occupent presque totalement l’espace de
l’auge et s’abcèdent. Les ganglions se ramollissent au bout de 4-5 jours de maladie. Les abcès
crèvent au bout de 15-25 jours, l’animal recouvre sa santé. Non traitée, les abcès s’ouvrent à
l’intérieur.
Chez les juments, la maladie se manifeste par l’hyperthermie et par un écoulement vaginal
purulent.
Chez les poulains, l’adénite s’accompagne d’une inflammation purulente du pénis et de
l’orchite.
Photo3:plaieencicatrisation (Source Google) Photo4 :Jetage muco-purulent (sou Google)
IV.Lésions
A l’autopsie, on constate une lymphadénite purulente, une rhinite catarrhale et purulente, une
pharyngite, des petits nodules purulents suivant les vaisseaux lymphatiques, au niveau des
organes internes, au niveau des ganglions mésentériques, du cerveau et des articulations. On
observe également, une pneumonie purulente.
V. Diagnostic
Il tient compte des données épidémiologiques de la zone, du tableau clinique et lésionnel et
des résultats des analyses du laboratoire.
VI.Traitement
Les animaux malades doivent être libérés des travaux. La ration alimentaire journalière doit
comporter des aliments riches et moins traumatisants : bouillie, herbe verte, …
- L’eau de boisson doit être tiède.
- L’antibiothérapie fait intervenir les antibiotiques de la famille des pénicillines : asperger les
cavités nasales à l’aide d’une solution de pénicilline.
- Intervention chirurgicale pour ouvrir les ganglions lymphatiques ramollis, les curer et
nettoyer à l’aide de Bétadine et d’une solution de péni-streptomycine.
- Administration d’une solution d’alcool à 30% ou de lugol en intraveineuse.
VII. Prophylaxie
Les animaux malades sont isolés et traités aux antibiotiques, surtout la famille des
pénicillines. Les tétracyclines peuvent être aussi utilisées. Les locaux doivent être bien
désinfectés.