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cours economie rurale AP2

Cours de l’économie rurale

Plan du cours

Chapitre I : introduction générale

Chapitre II : les acteurs de la vie économique et sociale

Chapitre III : analyse du fonctionnement de l’exploitation

Chapitre IV : particularité de l’économie rurale

Chapitre VI : système commercial

Chapitre VII : comptabilité agricole

Chapitre I : introduction générale

Le mot ‘’économie’’ vient du grec aiko qui signifie maison et nomos qui signifie règle. Etymologiquement, l’économie est l’art de gérer sa maison. Autrement dit, c’est l’art d’organiser, de conduire les différentes activités domestiques en vue d’assurer la meilleure condition d’existence possible aux membres du groupe familial. En effet, étant devant un certain nombre de besoin comme (se nourrir, se vêtir, se loger etc.), l’homme doit travailler et oriente ses priorités vers la satisfaction de ses besoins. La nature à l’état n’est pas apte à le satisfaire, il doit donc travailler afin de réduire cette inadaptation fondamentale de la nature, de vaincre en partie l’écart entre la rareté de produits et l’immensité difficile à satisfaire de besoin qui en découle. Pour ce faire, l’homme est obligé de se livrer à une œuvre de la transformation de la nature à son profit.

L’économie étudie l’incohérence entre la rareté de biens et l’immensité de besoins et cherche à résoudre ce problème.

L’économie rurale, branche de l’économie, étudie les comportements des acteurs ruraux face à la diversité de besoins et la précarité de ressources dans le monde rural. Elle a pour tâche principale l’élaboration de base technique de la production, la détermination des voies et moyens pour une utilisation rationnelle de facteurs de production (ressources).

L’économie rurale cherche à fournir aux acteurs ruraux des solutions qui leur permettent d’obtenir le maximum de satisfaction à partir de ressources rares mises à leur disposition.

1.1. Le nombre illimité de besoins

Chaque individu éprouve un certain nombre de besoins liés à son existence tel que : se nourrir, se loger ou se vêtir. Peu à peu, il connait des désires nouveaux en raison notamment du progrès technique qui a permis un développement considérable de la production et une très forte offre de biens. Ses nouveaux désires plus nombreux et diversifiés dans les pays développés que dans les pays en voie de développement se sont peu à peu généraliser et transformer en véritable besoin sous l’effet conjugué de deux phénomènes : d’une part, un processus d’initiation qui entraine la diffusion de besoins, d’autre part, un développement considérable de publicité qui permet une meilleure connaissance de produit a aussi pour effet de transformer de simple désire en véritable besoin. Nous remarquons que si le nombre et la nature de besoins sont illimités, chacun d’eux pris individuellement voit son intensité diminuée au fur et à mesure qu’il reçoit satisfaction. A partir d’un certain moment, il se trouve saturé et l’individu va chercher à satisfaire d’autres besoins.

Notons également qu’il existe à côté des besoins individuels, des besoins collectifs (hôpitaux, écoles, puits d’eaux etc.) dont l’importance ne cesse de croitre dans les économies modernes. 1.2. La rareté des ressources

Toute société humaine dispose au départ deux sortes de richesses qui lui permettent d’obtenir de biens susceptibles de satisfaire les besoins individuels : les ressources naturelles (terres, bois, minerais, eaux etc.). A part quelques ressources naturelles comme l’air qu’on croyait en quantité illimité, la plupart sont insuffisants par rapport aux besoins.

• Capital technique : il est évident que si les hommes ne disposent que des ressources naturelles et du travail de leur main sans recourir à des instruments, la production serait très faible. Les instruments permettent d’accroitre l’efficacité du travail, il augmente la productivité. Les hommes ont découvert très tôt qu’ils avaient intérêt à consacrer une partie de ressources naturelles et de leur travail à réaliser ses biens qui permettent d’en produire d’autres biens que l’on appelle biens de production et dont l’ensemble constituent le capital technique.

• Facteurs de production : dans les économies modernes, le capital constitue donc à coté de ressources et du travail le troisième facteur de production. Comme chacun d’eux n’existe qu’en quantité limité, la production des biens, elle aussi est limitée.

• Utilité : l’aptitude d’un bien à satisfaire un bien constitue l’utilité économique de ses biens. Cette utilité dépend de la quantité du bien que peut disposer et de l’immensité du bien à satisfaire.

Les biens économiques peuvent être classer en trois grandes catégories :

  1. Les biens de consommation finale (biens directs) ;

  2. Les biens de production qui permettent de produire d’autres biens (charrue, tracteur etc.) ;

  3. Les biens de consommations intermédiaires qui concourent à la fabrication d’autres biens, soit par transformation, par incorporation dans les produits élaborés au cours du processus de production d’aliment (aliment bétail, intrants agricoles et autres).

1.3. Les choix économiques

Pour réduire l’écart existant entre les besoins illimités des hommes et les moyens limités susceptibles de les satisfaire, les sujets économiques ne restent pas passifs. Ils agissent en procédant notamment à des activités de production, de consommation et d’échange. Afin d’obtenir à partir des ressources rares dont ils disposent, les agents économiques procèdent au calcul économique afin de maximiser la satisfaction de leurs besoins tout en minimisant le coût d’acquisition de ses biens. Les sujets économiques sont amenés à procéder à des choix. Ses choix sont difficiles, car les agents économiques doivent renoncer à consommer les biens qui auraient pu être obtenu à partir des ressources productives consacrées à la fabrication des biens d’équipement. Mais ce choix est fondamental, car il existe une privation dans le présent, la fabrication des capitaux ainsi réaliser permet de produire davantage de bien de production dans l’avenir.

1.4. Objectif de la science économique

La satisfaction des besoins de l’homme par la consommation des biens économiques et l’activité de production constitue deux pôles particulièrement important de l’analyse économique. L’étude des ménages et de la consommation examine les différents éléments économiques qui exercent une influence sur le comportement des consommateurs et par la suite sur la demande de biens. Cette étude fait apparaitre les dimensions économiques et sociales de la consommation individuelle ainsi que la dimension macro-économique par l’étude de la fonction de consommation.

L’étude des entreprises et de la production fait apparaitre la diversité des unités de production ainsi que les modifications de l’appareil productif. Elle permet également d’analyser le comportement des producteurs.

L’économie générale étudie également les fonctions remplies par les autres agents de la vie économique, notamment le rôle économique de l’Etat qui, dans les économies modernes ne

cesse de se développer, revêt actuellement une importance fondamentale. A cet égard, l’économie examine de quelle manière l’Etat permet la satisfaction des biens collectifs.

Les groupes sociaux organisés et leurs influences sur l’environnement économique et social font également l’analyse économique qui fait apparaitre la multiplicité et l’hétérogénéité et permet d’étudier leur domaine d’intervention, leur moyen d’action et leur prise en compte.

1.4.1. Les interdépendances entre les économies nationales

Les économies modernes sont des ‘’économies ouvertes’’ dans laquelle les différents pays établissement entre eux de très nombreux échanges économiques. Les principaux flux qui s’établissent entre un pays et l’extérieur, encore appelé ‘’reste du monde’’ par les comptables nationaux, sont mentionné dans le schéma ci-dessous.

National

Extérieur

Dépense résultant des importations

Chapitre II : les acteurs de la vie économique et sociale

L’activité économique résulte d’opérations d’intervenants par une multitude. Ces intervenants sont appelés ‘’acteurs économiques’’. Afin de faciliter l’analyse des échanges, les économistes distinguent cinq (5) catégories homogènes et cohérentes d’acteurs économiques selon leurs fonctions principales : les producteurs, les consommateurs, les institutions financières et le reste du monde.

2.1. Les producteurs et la production

2.1.1. Les producteurs

Les producteurs ont pour fonction principale la production des biens et services.

2.1.2. Les secteurs de production

Les économistes distinguent trois (3) secteurs de production économique :

  • Le secteur primaire : l’agriculture (production végétale et animale, la pêche, la chasse,

  • la cueillette etc.) font partie du secteur primaire ;

  • Le secteur secondaire : regroupe les industries de transformation, les bâtiments et

  • travaux publics ;

  • Le secteur tertiaire : le commerce, les services et le transport ;

2.1.3. Qui sont les producteurs ?

Toute activité qui consiste à utiliser les ressources afin de satisfaire directement ou indirectement un besoin est une production. Tout agent peut avoir une activité de production, c’est-à-dire transformer et combiner les produits bruts pour fabriquer des biens et services afin de mettre à la disposition de la collectivité. Les principaux producteurs sont les entreprises.

2.1.4. La production

La production peut être définie comme une activité qui aboutit à la réalisation d’un bien ou d’un service. C’est aussi l’ensemble des biens ou des services créent au cours d’une période.

Dans le monde rural contemporain, l’activité de production entendu dans son sens le plus large est devenu complexe et diversifié. Il y a d’une part, la production agricole et animale et d’autre part, la production marchande et non marchande.

2.1.5. Les facteurs de production

La production combine les facteurs qui sont :

  • Le capital humain ou travail ;

  • Le capital foncier ;

  • Le capital financier et technique.

❖ Le capital humain se décompose en main d’œuvre familiale et salariale. L’exploitant agricole utilise la main d’œuvre familiale non rémunérée pour rentabiliser son exploitation tandis que l’entrepreneur agricole moderne loue la main d’œuvre salariale pour son exploitation.

Dans l’économie, on distingue :

  • La population active qui est la potentialité de travail au sein d’une économie nationale ;

  • Le marché de travail met en relation l’offre et la demande de travail. Ce qui aboutit à la

  • formation d’un salaire et à la fixation d’un niveau d’emploi ;

  • Le travail disponible : on distingue les travailleurs permanents et les travailleurs

  • temporaires ou saisonniers ;

• L’unité de travail agricole permet de comparer les exploitations entre elles. Elle désigne le travail d’un homme adulte et valider pendant 300 journées de travail agricole par an. Le coefficient d’équivalence proposé est :

Un homme adulte = 1 UTA ;

Une femme adulte = 0, 5 à 1 UTA ; Un enfant = 0,3 à 0,7 UTA ;

Un vieillard = 0,3 à 0,7 UTA.

La journée de travail humain est la journée effectivement consacrée à un travail agricole par UTA ; elle est fonction du temps de travail.

❖ Le capital foncier

La tenure foncière : elle représente le monde de faire valoir qui est la nature du lien contractuel qui existe entre l’exploitant d’une terre et le détenteur du droit traditionnel ou propriétaire. On distingue :

✓ Le faire valoir direct : l’exploitation de la terre est faite directement par le détenteur du droit traditionnel ou propriétaire ;

✓ Le faire valoir indirect : l’exploitation de la terre est faite par une autre personne autre que le propriétaire ou le détenteur de droit traditionnel. Les types de faire valoir indirect sont : le fermage ou la location, le métayage et le régime communautaire traditionnel.

✓ Superficie : le terme le plus utilisé en économie rurale est la superficie agricole utilisée. Elle comprend l’ensemble de terres cultivées (culture et jachère associée, pâturage, marécage, plantation) et ne comprend pas les jachères permanentes ou quasi permanentes, les friches et les bois. L’unité de mesure de la superficie est (la corde, le carré etc.) varie d’une communauté à une autre et l’unité le plus utilisée est l’hectare ;

✓ Le champ : désigne la portion de terre cultivée consacrée à une seule production ou en association. Par contre, la parcelle est la portion de terrain comprenant une ou plusieurs champs entourés de terre cultivées dans le cadre d’une autre exploitation.

✓ En culture végétale, l’occupation de terre de l’exploitation se fait à travers la rotation de culture, l’assolement (se rapporte à des portions de superficies cultivées dans l’année appelé sol), les cultures associées et les cultures intermédiaires.

❖ Le capital d’exploitation

a. Capital technique : au sens technique, le capital d’exploitation désigne l’ensemble des moyens de productions durables grâce auxquelles une entreprise accroit l’efficacité de travail

de ses employés. Exemple : logement, tracteur, motoculteur, ordinateur ; on peut encore l’appeler biens de production. Au sens comptable, on parlera de capital financier pour tout placement d’argent.

En somme, le capital technique est constitué de l’ensemble des biens qui concourent à la fabrication d’autres biens.

  • b. Ressources naturelles

Au capital d’exploitation, on ajoute les ressources naturelles ou celles-ci sont aménagées en vue de leur utilisation dans la production.

  • c. En production animale, le capital peut comprendre :

  • Le capital vif : bétail de trait et de rente, animaux de la basse-cour ;

  • Le cheptel mort : matériel de traction, de transport de culture et les installations fixes ;

  • Les stocks des produits récoltés.

Ainsi, deux systèmes de production se distinguent :

  • ✓ Le système intensif ;

✓ Le système extensif (le nomadisme, la transhumance, le sédentarisme extensif) et le système semi intensif.

3.1.1. L’efficacité de la production

L’intensification de la production est l’utilisation rationnelle des facteurs dans le but d’attirer le plus grand profit possible, elle peut être réaliser sous deux formes : intensif et extensif. En production végétale, le niveau d’intensification se calcule :

I = (Capital fixe + Capital circulant * 100/ superficie cultivée). I se calcule par hectare de terre cultivée. En production animale, l’intensification de la production se calcule par la formule suivante :

I = principaux fonds de production/ nombre de tête de bétail.

3.1.2. Le coût de production, le prix de revient

Pour obtenir une quantité donnée de blé, un planteur dépense une somme d’argent dans les différents travaux agricoles de son champ. Le montant dépensé pour obtenir sa production est appelé coût de production. Il décide de livrer cette production au marché distant de quelques kilomètres de son magasin, dans ce cas il supporte de dépense supplémentaires (transport,

manutention, taux de marché). L’ensemble de deux natures de dépenses constituent le coût de revient.

Exemple : un agriculteur va au marché pour acheter 30 kilo de semence de blé, il trouve un (1) kg de semence à 2500 f ; le transport à moto lui coute 600 f. Quel est le cout de revient de semence de blé ? Sur le même marché, il trouve une nouvelle semence de maïs, il en achète 20 kilo à raison de 200f le kg. Quelles sont les véritables couts de revient de 30 kg de semence de blé et de maïs ?

Solution

Semence de blé = 2500 f Transport de moto = 600 f

Calculons le coût de revient.

On sait que : P = Qté * 2500 f AN : P = 30 kg*2500 = 75000f P = 75000f

PR = P+ transport = 75000 + 600 = 75600 f PR = 75600 f Calculons le cout de revient de semence de maïs Qté = 20 kg Cout : 1kg = 200 f P = qté *cout AN : P = 20 * 200 = 4000f P = 4000 f PR+ P = 75600 + 4000 = 79600 f

La semence de blé et du maïs est de 79600 f

• La rentabilité de la production

La rentabilité de la production est une notion financière. Elle se base sur le rapport d’un résultat au capital investi. L’utilité de la nécessité du calcul de la rentabilité provient :

  1. De l’existence d’une économie de marché ;

  2. De la nature résiduelle dans les économies capitalistes.

Dans une économie de marché, tous les prix sont en principe des données qui s’imposent à l’entreprise. Le profit est un indicateur de l’efficacité avec laquelle l’entreprise combine les facteurs pour obtenir les productions.

Profit = prix de vente _ prix de revient * q té.

Le taux de rentabilité est le rapport de résultat obtenu au capital d’investissement.

  • 3.1.3. La productivité du travail et les facteurs de croissance

Le rendement diffère de productivité sur :

  1. Elle considère tous les facteurs utilisés ;

  2. Elle prend en compte l’évaluation par prix.

La productivité globale de facteur est égale au volume de facteur. Elle s’obtient en rapportant la valeur ajoutée de l’entreprise aux effectifs de référence aux heures de travail.

Productivité de travail = valeur ajoutée/ nombre d’heure de travail

Va = différence entre sa production et ses consommations intermédiaires.

  • 3.1.4. Amortissement

C’est la constatation comptable de perte de valeur subit avec le temps par les immobilisations. Il y a deux (2) manières de calculer l’amortissement :

  1. L’amortissement constante : elle s’obtient en divisant la valeur d’achat par la durée de vie probable d’utilisation. A = Va/T

A : annuité d’amortissement

Va : durée probable d’utilisation.

Exemple : un producteur achète un tracteur à 9200000 f, la durée probable d’utilisation est de 7 ans. Quelle est l’annuité d’amortissement ?

Données :

Va = 9200000 f

T = 7 ans A= ?

On sait que : A= Va/ T AN : A= 9200000 f / 7 ans

A= 1314285 f/ ans

  1. L’amortissement dépressif : il s’obtient en appliquant le taux d’amortissement à la valeur comptable net de l’équipement (valeur résiduelle).

Exemple : on considère l’exemple ci-dessus en prenant le taux d’amortissement annuel de 15% l’an. Calculons le prix de vente du tracteur après 5 ans d’utilisation.

Année Opération Annuité Valeur résiduelle
1 9200000* 15% 1380000 7820000
2 7820000 1173000 6647000
3 6647000 997050 5649950
4 5649950 847492,5 4082457,5
5 482457,5 720368,625 4082088,875

La valeur résiduelle du tracteur après 5 ans d’utilisation est de 4082088,875.

3.1.5. La fonction de production

La production met en relation la production et les facteurs qui y contribuent.

4.1. La production totale

Si f (x1, x2, x3) = y est la fonction de production. Cette relation peut s’exprimer sous la forme f (x1, x2, x3) = y = ax1 + bx2 + cx3.

Considérons qu’un producteur produit du blé avec un facteur fixe (la terre) et un facteur variable (la main d’œuvre). La fonction de production qui en découle se présente comme suit :

F (x) = y = a x + c.

3.1.2. La production moyenne

Elle mesure la capacité d’un moyen de production d’un facteur de production pris isolement. Elle s’obtient en divisant la fonction de production par le nombre de facteurs qui en est la cause.

PMPT/x = y/n.

3.1.3. La production marginale

La PM mesure la variation de la production dû à une augmentation de la valeur qui en est la cause.

Pm = dy/dn = y

Exemple : un producteur utilise un hectare de terrain pour la production de blé. Il varie la quantité de la main d’œuvre comme suit :

X Y(en kg) PM Pm
1 1050 1050/1= 1050
2 1200 1200/2= 600 (1200-1050)/(4-1)=150
3 2800 2800/4 = 700 (2800-1200)/(4-2)=800
4 3200 3200/6 = 533,33 (3200-2800)/(6-4)=200
5 4000 4000/8= 500 (4000-3200)/(8-6)=400
6 4500 4500/10 = 450 (4500-4000)/(10-8)=250
7 4800 4800/12 = 400 (4800-4500)/(12-10)=150
8 4600 4600/14 = 328,57 (4600-4800)/(14-12)=160
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Modifié le: lundi 31 août 2026, 09:55